Georges Mazou

05 septembre 2018

les miettes

Les parfaits .   Aux ames bien nées qu'importe le doigt des damnés les voix qui se sont tues   les parfaits langues de putes il faut les voir s'agiter en psalmodiant d'entre leurs crocs qu'ils sont là encore     langues de boeufs en lourd repas de cantine ils vont gueudasses bien cirées le menton haut en milieu de chaussée ils se méfient des vents que l'on dit contraires annonciateurs de sourdes vérités     langues de vipères ils ont aux bras de lourdes cavalières de celles des... [Lire la suite]
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06 août 2018

les miettes

  Pierre de lune des contrées lointaines aux reflets fuyants bleus de l'enfance ceux d'hier bleu du bleu sombre de la mer quand les vents sont au Nord parfois ça tangue tant qu'on voudrait prendre la tangente au bord de la vie des autres surtout bord de plage bord de page sans y être vraîment bords des morts la vaine recherche de lumières qu'importe le pas toujours ce rien d'hésitation pour fêler toute fête tout au fond cicatrice mal recousue le bleu regard d'une femme perdue.   ( Perros . Août ).
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22 juillet 2018

les miettes

LA MICHE .   C'était un bon gros pain de campagne de ceux qu'on partage sans plus d'arrière pensée dans la lumière d'un été une pleine miche à trancher craquante de la vie du travail des saisons   il reste les miettes sentant bon encore avec un reste de chaleur si on y approche narine éparses sur la nappe elles n'attendent plus que la main qui va les balayer dans un rien d'hésitation sous l'ombre vacillante d'une chandelle.   (Perros , juillet).
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25 mai 2018

les miettes

Colère.   les ombres grises des arrières cuisines de l'enfance sont de retour peu de lendemain seules des suites sans conséquences ni guère de consistances   là-bas comme hier le peuple de la poussière poussé tirés comme lapins défend comme il peut au prix du sang notre reste de dignité   on envie parfois dans leur placidité tranquille la sagesse des grands arbres envers des hommes bien plus beaux quand ils sont vieux .     ( Perros . Mai . )
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20 avril 2018

les miettes

68.   Il est tard il est trop tard homme lige aux amours naufragés il continu bras ballants à longer les rivages pour entendre la mer il joue petit cadre en faute de mieux des aujourd'huis c'est ainsi aux prix de la colère et du silence   il est tard il est trop tard même à la prendre la mer dans les bleus oranges d'un lever du jour par un frais matin de printemps n'empêche l'ombre de ses ritournelles.    ( Perros , avril )
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28 février 2018

les miettes

j'aurais pu te dire      j'aurais pu te dire au printemps tu veras nous irons compter les galets ceux qui roulent au gré de la mer   bras dessus bras dessous conter les grands arbres de l'allée jusqu'à la vieille fontaine mal habillées de mousses autour du filet d'eau chantant que veille la petite croix de granit fatigué de tant d'espoirs secrets   aux pas légers retrouvés l'offre dans les prés des premières chaleurs les lumières les odeurs en dame nature   et ton clair regard ... [Lire la suite]
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10 février 2018

les miettes

Les saisons.   Ce maudit mois de trop sans lumières on courbe l'échine en attendant   derrière la vitre on regarde le bleu délavé des ciels de passage de grandes envies d'échappées vite recouvertes de grisailles basses et prononcées pulls encore de rigueur maugréer d'impatience   les colzas d'or colorent le calendrier ou un doigt hésitant chercheles dimanches   il se joue de nous entre ses doigts durs et donne à vivre enfin quelques premières chaleurs lumineuses qu'il balaie aussitôt de... [Lire la suite]
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08 février 2018

les miettes

des traces pour écriture .   Mots cabossés de vies bringueballées   non pas des phrases des tentatives essouflées de recits du consruit hors de portée non des traces   discontinues de loin en loin mais nécessaires et certaines comme de l'englouti du silence monastique du vent de déserts   ce rien cet ordinaire qui change tout au tableau .   ( Perros. janvier 2018 ) .
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08 janvier 2018

les miettes

les saisons . Janvier .     Derrière la fin du cycle ou son début c'est selon tous les hivers se ressemblent immobilités de mauvais goût les hommes bourdonnent en gris labeurs leur ordinaire tous en quête de lumière elle reviendra elle revient toujours mais dieu qu'elle sait prendre son temps !   (Perros . janvier 2018 )
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26 décembre 2017

les miettes

Les saisons . décembre.     traine ses langueurs nocturnes en jouant aux cercles des enfants impatients   jusqu'au solstice de l'hiver qu'illuminent partout les hommes  achalandés et soucieux      ( Perros ).
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