Pélérinage.

 

Les voix du passé qui nous hantent.(  Barbara )

 

le pennti bien-sûr est toujours là

réaménagé

au bord de de la petite route

qui fût un chemin de la côte

la lande

qu'ils aimaient tant

a laissé place alentour

aux habitats de vacances

ce n'est plus la pointe sauvage

oû cacher tendresse au coin du feu

le grand phare veille encore

de ses pinceaux nocturnes

de ses éclats de mer

et dans la crique

les pieux de bois noircis

plantés profond dans la vase

pour l'amarrage des barques

somnolent par marée basse

le mauvais temps d'aujourd'hui

le cueille

des ses fulgurances lumineuses

entre les grains de mars

qu'est-il venu chercher ?

ce lieu de leurs amours passés

n'est plus

nul regret

il n'y reviendra plus

la solitude

de ceux qui demeurent sans trop savoir pourquoi

absorbe tout

jusqu'à la nausée

ils survivent en résidence.

 

 

( Mars 2016 )

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