la lecture de Dante.

 

il en faudrait de presque rien

devant la grève peut-être

pour l'immonde de son silence

l'inépuisable

aux décors de

vacances

rejoindre

les champs de l'indien

sous quelques nuages blancs lessives

de passage

 

deux coups de brasses

la gueule ouverte

poissson trop nourri

 

crâne en bataille

épuisé d'en compter les failles

 

d'un monde mal habillé

cahotant et lourd

de la lourdeur des camions matinaux

qui s'en vont donner subsistances

en quelques affaires des cités

 

il en faudrait de presque rien

aux murs chaulés de l'existence

pour que fissure

se creuse

à n'en plus vouloir

 

ce presque rien

courbé 

fourbu

sans guère de lendemains

aux fenêtres entre-ouvertes

 

pourtant

la dignité de vivre.

 

( Perros mai .2016)

 

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