Estivales de juillet

l'emprise des demi-teintes

aux gestuelles incertaines

marigo continu

aux couleurs pâles d'un hosto

s'échapper comme on peut

du coté de la mer interrompue

morne défaite

ainsi la vie

se perd par morceaux

 

attendre

mais quoi au juste

du goutte à goutte

suffocant d'indignité

on s'aliène

étalé

on appelle ça

le sens obligé du devoir

on en voudrait pouvoir en rire

 

les nuits de ce temps

les personnages de la vie

remontent

beau bazar prégnant

encombré de culpablités d'incertitudes

reveils pénibles

tendus

resonnant encore

de turpitudes saumâtres

 

aux portes de la ville

toutefois

déjà les cornemuses s'en viennent

on ne saurait mieux

ici

annoncer fête fanfaronnante .

 

( Lorient . juillet )

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