les courants d'air de Brest

on a beau les connaitre

garçons de mauvaises vies

ils vous débusquent

aux coins des murs

aux horizons masqués

 

vers les quais

on dessine et l'on peint

sur les frîches abandonnées

pour un peu de lumières

et de gestes libérés

 

mais il s'en faut

aux mals du dos

et l'on baisse têtes et nuques

en songeant engourdis

aux fêtes de l'été

 

 

c'est ainsi la vie aussi

qui vous tombe dessus

au bas de Recouvrance

soupe épaisse

indigeste

 

quand passent

nos savoirs les chansons

et les gens

qui un jour

sûrement ont pu compter

du coté de l'Orient

du coté de Ouessant

quand un rien de soleil

s'effondre

sur l'Iroise enluminée.

 

( septembre.)

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