22 août 2015

j'ai relu

les gens m'appelaient Pablo parce que je jouais de la guitare . la nuit ou Amélio se cassa les reins sur la route d'Avigliana, on était allé à quatre ou cinq sur la colline - pas bien loin , on voyait le pont - et on avait bu et plaisanté sous la lune de septembre jusqu'au moment oû , à cause de la fraîcheur, il avait fallu rentrer. alors les filles s'étaient mises à danser, je jouais -  Pablo par-ci, Pablo par là - mais je n'étais pas satisfait,j'ai toujours aimé jouer pour des gens qui comprennent tandis que ceux-là avaient... [Lire la suite]
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18 août 2015

les miettes

plus tard tirant par le guide son cheval cabochard sur la sente cotière parmi les fougères hautes et très vertes de l'été la reine songeuse entrainait troupe maigre et gens de cours tous mogréant entre leurs dents à quelques pas derrière sur les humeurs bariolées de la dame première mais elle en avait cure cherchant vers la pointe dans le midi venu l'horizon courbé de ses pensées l'enluminure d'un texte imaginaire sur le retour certain de la nef guerrière   mais du large vint la menace d'un ciel chargé ... [Lire la suite]
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17 août 2015

les miettes

sur la plage baignée d'un matin de rosée la reine lumineuse délie chausses et chemise et s'avance  dans la chute desvagues pour rafraîchir pieds et chevilles   elle porte en elle la sourde colère de l'indicible morsure du temps l'attente crispée de ceux qui ont posé les doigts sur leur destin et n'en peuvent mais .   ( Perros. août)  
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14 août 2015

les miettes

la reine et son cortège de rois fous et gentilles dames de cours s'en allait aux rivages comme d'autres en chemins de croisades   elle chantonnait la belle les campagnes d'or aux vallons d'ambres elle chantonnait l'attente une forme de confort en affection un sentiment surgit de nulle part depuis longtemps oublié l'eau bleue des jours d'après l'hiver   pour ne pas en mourir fleur d'églantine à la main.   ( Perros. Août 2015 )
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11 août 2015

j'ai relu

j'ai conçu en secret des philosophies qu'aucun Kant n'a écrites. mais je suis, etrestreai peu-être toujours, celui de la mansarde que pourtant je n'habite pas; je serai touours celui qui n'était pas né pour cela; je ne serai jamais que celui qui avait des dispositions; je serai toujours celui qui attendait qu'on lui ouvrit la porte, au pied d'un mur sans porte, qui chantait la chanson de l'infini dans un poulailler, celui qui entendait la voix de Dieu au fond d'un puit bouché. croire en moi ?non,ni en rien. que la nature... [Lire la suite]
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08 août 2015

les miettes

souvent les nuits sont difficiles on ne cherche plus à savoir pourquoi tant de raisons déraisonnables le corps fatigué mais qui refuse la caboche vagabonde regarde passer les heures qui n'en font qu'à leurs têtes alors les livres la musique les songes divaguants on se retourne encore se relever écouter la mer la sentir pas loin dans son indifférence glacée de reine saturnienne les lumières jaunâtres sur le port le calme sans quiètude la nuit on boite cheval de retour les mots les mots puis vient l'heure... [Lire la suite]
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07 août 2015

j'ai relu

le jour oû la petite Sarah Walker fut assassinée, en 1909,un ouragan déboula brutalementàtravers les plaines de la Nouvelle-Galles du Sud avant de se déchainer sur la minuscule ville de Plint .un tel meutre devait constiuer le point focal de ces quelques journées d'agitation fébrile oû presque chacun des deux cents habitants eut quelquechose à déplorer.   Chris Womersley.Les Affligés.  
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04 août 2015

les miettes

il s'est assis à l'ombre sur le banc de bois peint de vert   regardant de l'autre coté la chapelle trapue le beau calvaire devant et le petit cimetière traditionnel   on entendait le vent en forme dans les arbres alentours   ainsi un dimanche son chemin de silence   tout passe mais la vie blessée minante de ceux qu'ont perdu boussole et l'Amérique.   ( Keraudry, août 215).
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01 août 2015

les miettes

un peu fébrile elle est jeune empruntée et prend les commandes appliquée sur son petit carnet à souches on lui pardonne tout biensûr de sa tendresse à la terrasse ensoleillée du dernier jour de juillet.   ( Le Dourduff. )
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28 juillet 2015

les miettes

quand la grisaille et ses chausses de pluies s'éprennent de juillet le vent se diffracte allègrement dans les arbres courbés des chemins pour nous ré-enchanter.   ( Prat.juillet 2015 )
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