08 mai 2015

les miettes

j'ai relu   qu'est-que je foutais là ? j'sais pas. a part que j'étais venu acheter montabac. j'aime pas la gare et j'y viens tout le temps. tiens, hiermatin encore, mais c'était un cas de force majeure puisque Fafa prenait le train. donc hier matin toujours à la gare mais ce coup-là dans le hall de la gare routière, pendant le p'tit coup d'orage qu'on a eu vers midi,justeau moment oû Fafa venait de passer sur le quai et oû moi je venais d'apercevoir le commandant,voilà qu'on s'est trouvé, on va pas me croire devant un type... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 12:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 mai 2015

es miettes

j'ai relu   bien des années plus tard, face au peloton d'exécution,le colonel Aureliano Buendia devait serappelerce lointain après-midi au cours duquel son père l'amena faire connaissance avec la glace . Macondo était alors un village d'une vingtaine de maisons en glaise et en roseaux, construites au bord d'une rivière dont les eaux diaphanes roulaientsur un lit de pierres polies, blanches, énormes comme des oeufs préhistoriques. lemonde était si récent que beaucoup de choses n'avaient pas encorede nom etpour les mentionner,il... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 09:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 mai 2015

les miettes

guyane   repartir le sentiment tenace d'être resté prisonnier du bord des choses dure leçon une fois encore sur l'altérité   le propre du visiteur sur les chemins du voyage c'est qu'il ne s'inscrit nulle part position peu durable sauf à vaciller tout à fait à quel prix ?
Posté par Georges Mazou à 13:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 mai 2015

les miettes

guyane le quartier   cela se répète en bas dans la cour une jeunesse noire essaie bruyamment de faire front face à ungranddélirant évangéliste qui ne cesse flot continu de parler de sermonner de lire les textes de l'ancien testament cela peut durer des heures emprise infernale.   ( octobre 2013 )
Posté par Georges Mazou à 09:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]
04 mai 2015

Posté par Georges Mazou à 12:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
04 mai 2015

les miettes

guyane   la crique blanche pour Pakou et Quay   improbable cadeau de la vie le carbet laotien en manque d'entretien mais solide emjambe la crique en formant un bassin ou règnent trois aiwaras fort bien nourrit lieu incertain d'équilibre entre la forêt les plantations les dominos de bois au dessus de l'eau courante   l'habitat marqué des belles humeurs de l'esprit d'une lointaine asie de ses saveurs   deux chandelles jamais éteintes éclairent le portrait de l'ancien respect continuité la... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 11:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 mai 2015

les miettes

guyane ici souvent on parle du Laos de la Réunion de Nouméa comme si c'était banlieues et parfois on croit comprendre que la métropole c'est encore plus loin autre monde comme un vague cousinage de transit un peu honteux.   ( 2013)
Posté par Georges Mazou à 14:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 mai 2015

les miettes

guyane   la ZIC semble être descendue assez bas il pleut beaucoup et souvent après quoi le ciel reste brouillé chargé et fait peser une lourde chaleur sans vent l'île de Cayenne semble sommeiller.   ( 2013)
Posté par Georges Mazou à 11:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 mai 2015

les miettes

guyane le quartier   en bas dans la ruelle les jeunes sang-mêlés deux et demi de tensions passent soirées au tour de la voiture rouge hors service glandage bavard très au point un siège d'handicapé leur sert de fétiche ludique   la vieille blondasse défaite par la vie apparait de temps à autres on la voit discuter mollement avec eux   dans la cour la famille de Cali rassemblée sur un vieux divan dévore le feuilleton à la tv   entre les deux devant notre balcon le marchand de sommeil... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 10:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 avril 2015

les miettes

guyane   le matin vers 10 heures la chaleur s'installe dans son opulence victorienne l'on sait alors être vraiment ailleurs les visages se marquent des traits de l'endurance de la débauche de transpiration collant comme pâte le bain tropical toujours au risque de la saturation   et l'on comprend qu'à la fraîche dans la nuit avancée les esprits se pendent à la fête et la musique.   (octobre 2013 )    
Posté par Georges Mazou à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]