13 février 2015

MOLLY

image   la pluie est au bout de ce chant derrière les arbres   une brune fillette s'ébahit de l'arc-en-ciel   un grain grêleux est arrivé   l'enfant capuchon a repris son vélo .   (phare.1995)
Posté par Georges Mazou à 10:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 février 2015

MOLLY

le regard des femmes   c'est dansunbureau jacasser fines mamans de lait   fenêtres ouvertes c'est bon et gai c'est un matin de printemps   et v'la qu'elle offre son regard comme langage   et v'la que j'm'y plonge dans les bleues pépites   jeu/cercle balle au bond c'est là   mais que donne-t-elle tout au bord ? en phase.   et v'la que j'me repose la question du bon dieu.   ( phare. avril 1995 ).
Posté par Georges Mazou à 14:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]
10 février 2015

MOLLY

me fondre dans le clair bleu lumière de tes yeux te prendre si tu te laissais aller arabesques le grand air parenthèse vivre s'entendre vivre dans la chanson du bord de tes lèvres du fond de ton élan de femme.   (octobre 1994 )
Posté par Georges Mazou à 11:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
09 février 2015

MOLLY

la reluquer   la reluquer oeil vicelard contenté marivaudage jeu la peur de l'âge le temps du bon dieu la jupe est longue claire et dansante la mèche est blonde folle et bandante   tout bien pesé l'naufrage est annoncé . ( mai 1994 ).  
Posté par Georges Mazou à 10:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]
08 février 2015

J'AI RELU

l'hiver qui vient   blocus sentimental ! messageries du levant !... oh,tombée de la pluie! oh! tombée de la nuit, oh le vent !..   la toussaint,la noël et la nouvelle année oh, dans les bruines,toutes mes cheminées !.. d'usines...   onne peutplus s'asseoir,tous les bancs sont mouillés; crois-moi c'est bien fini jusqu'à l 'année prochaine, tant les bancs sont mouillés,tant les bois sont rouillés, et tant les cors ont fait ton ton;ont fait ton taine !...   ah nuées accourrues des côtes de la manche, ... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 10:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 février 2015

MOLLY

la petite chanson   c'est la petite chanson sensuelle étourdie à trop se mirer aux balancements mutins de ton cul a souligner par jeu l'ample mouvement de la jupe et la longueur de tes jambes le creux de ton ventre tes yeux malices insaisissables tes doigts tes mains qui vont chantant arabesques de désir sans trop savoir tu vas tu viens ombre et lumière comme l'indice au bord de tes lèvres ton cou qui s'en va si fin en promesse jusqu'au décret de tes seins et provocante par nature tu ne veux pas savoir   ... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 09:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 février 2015

MOLLY

les choses   mais non il n'y a rien les images TV n'importe quoi le son est coupé les fruits dans la corbeille la table nue ciré tout ça reluit lumière de cuisine le sac à main sur une chaise le long du mur un livre traîne jardinage le tabac immonde froid de la pipe le cendrier de verre le silence le ronflement sourdine du frigo le paquet de gauloises un briquet blanc par dessus que tu as oublié couleurs angles nuit écrire/noyé.   (février 1991)
Posté par Georges Mazou à 09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 février 2015

MOLLY

vagues claires infiniment lui pas lent du chat la vie s'écoule noire et blanche   feuilles qu'on déchire la pierre et la solive   la vie s'écoule noire et bleue ses yeux le matin chantez belles illusions.   ( février 1991 )
Posté par Georges Mazou à 11:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]
04 février 2015

MOLLY

le temps   c'est pas bien beau ça grince sale plancher   orgueil / chassed'eau vautré dans le fauteuil   remonte sa monture fatiguée renifle et dit:   mon soleil s'est crevé de tes chancellements   et de ta lime à ongles not'grand ciel t'as rayé   ça résonne encore fadaises tour de cochon   l'vent s'est couché c'est pas vrai d'vant la fleur blessée   c'est comme ça les tuiles rouges passés fatiguées   c'est comme ça j'te dis froide la pluie- vieillir. ... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 10:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 février 2015

MOLLY

vieillir doucement   on perd l'élancement les finesses corporelles étrange et sournoisement douloureux.   ( 1992)
Posté par Georges Mazou à 10:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]