17 novembre 2014

MOLLY

la liberté est en voyage sans heure ni date au rythme du gitan   en Gascogne les arbres couleurs d'ébène sous un ciel d'opale   vers la Yougoslavie une âme une âme noire s'est pendue désarmée et déçue   au crochet d'un boucher les mouches bleuâtres viennent s'y poser   la Grèce au milieu des vestiges nus ont depuis longtemps poussé les trèfles aux quatre feuilles   l'histoire la culture le soir est là maintenant   Olympie il yavait sur le chemin des roses blanches dans le vent ... [Lire la suite]
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16 novembre 2014

MOLLY

lui dire de ne pas prendre nos premiers gestes pour des tentacules   le bleu est la couleur du feu la lumière d'un printemps douloureux lui brûlait les yeux   des  fleurs lui passent dans la tête des têtes renversées des rires clairs et sonores   il voit du bleu de ciel et des couchers de soleil des courbes gracieuses du palmier au bord de l'eau   il voit tête de feu sa robe simple sa robe bleue   et partir devient phénoménal !   le bleu nous hante le bleu est hanté le bleu aurait... [Lire la suite]
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15 novembre 2014

MOLLY

et puis   le silence d'un soir les fauves couleurs de l'automne Kerkira par la fenêtre ouverte la mer adriatique la mer et l'horizon l'ombre et la lumière à Paléocastritsa.   Corfou . octobre 1968.
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14 novembre 2014

j'ai relu

sensation   par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers, picoté par les blés,fouler l'herbe menue; rêveur,j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds, je laisserai le vent baigner ma tête nue.   je ne parlerai pas, je ne penserai rien : mais l'amour infini me montera dans l'âme, et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien, par la nature,- heureux comme avec une femme .   20 avril 1870. A.Rimbaud.    
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13 novembre 2014

MOLLY

et l'écriture qui devient une enigme et l'hermetisme et les fadaises   une plume écorchée qui s'arrête en perdant tout langage   et encore le fichu noué autour de ton cou nous dansions   vivre semblait avoir le gout de mer c'était de la musique t'en souvient-il un peu ?   (1971);    
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12 novembre 2014

MOLLY

j'écris pour me calmer pour mieux me consumer pour m'excuser de vivre mal et de vous faire tant souffrir j'écris par absurdité pour faire des bulles pour faire une ligne comme Modigliani mais une ligne de mer.   (1971)  
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11 novembre 2014

MOLLY

mots   un oiseau nocturne aux yeux de feu  volatile frileux à qui la vie fait un matin coeur posé sur un granit.   au premier étage pas loin la bonne joie tu as un beau regard au revers de tes mains tu as de petits seins pour le creux de la paume . so long !   ( Londres. juin1968).
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10 novembre 2014

MOLLY

Venise   voilà écoute les sons discordants d'un violon lent écoute l'agréable musique du cristal entrechoqué.   doucement issu d'on ne sait ou l'esquisse d'un sourire sur des lèvres trop douces pour pouvoir faire penser à autre chose que brin de bougainvillé.     doucement de trop beaux yeux bleus pour donner l'envie de s'y noyer.   (Pâques 1968 ).    
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09 novembre 2014

MOLLY

suite anglaise   Bristol j'aime tes lumières tes pluies tes pubs mousseux tes portes de sorties   des marins s'ennivraient à Bristol et je n'ai su qu'en rire brisés en tôles matelots! bye !   Cardiff dans un autre pub tard un soir elle avait de jolis  yeux de jolies mains elle savait rire à temps pourquoi fallait-il , ballot être si fatigué ?   ( 1968 ).
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08 novembre 2014

j'ai relu

moi je fais mon trottoir,quand la nature est belle, pour la passante qui,d'un petit air vainqueur, voudra bien crocheter, du bout de son ombrelle, un clin de ma prunelle ou la peau de mon coeur...   et je me crois content- pas trop ! - mais il faut vivre: pour promener un peu sa faim, le gueux s'enivre...   un beau jour - quel métier !... - je faisais comme ça , ma croisière - metier ! ... - enfin, elle passa -elle qui ?- la passante! elle, avec son ombrelle ! vrai valet de bourreau, je la frolai... - mais elle ... [Lire la suite]
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