12 octobre 2014

le cahier d'ébène

supplique hivernale   dieu du ciel et de la mer qui doit savoir de nos calvaires de pierres rongées battus de pluies de nos sombres reliques des lignes mélodiques de nos amphores brisées au rebord de la vie dieu du chant Malher des larmes cireuses et de nos peines dieu de l'inavouable des hauts de coeur toi qui connais la stupeur les brumes coureuses humides du creux des chemins dieu del'épine de la lourdeur qui sait de la baguette sèche sur les doigts trop rêveurs dieu de tous les rires de toutes les foutaises... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 10:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 octobre 2014

le cahier d'ébène

la revolte ( 2)   solitaire besogneux cheminant il disait à la femme   de ta conque marine je suis chanson de vent qu'arquent les reins de sables sous l'écume bousculée des lumières   balancement joueur des algues longues mouvances eaux claires et le lent passage blanc des nuages formes qui se dénouent et s'effilochent au bout des gestes retrouvés   croire perdre haleine bord de rivage et s'endormir animal dans l'air salin matinal femme enchantée tout recommencer dans l'horizon courbé de... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 04:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 octobre 2014

le cahier d ébène

la révolte   peu reconnaissant et frondeur craintif aussi sale gosse cabochard trop fier d'avoir trop vite grandi il avait très jeune préféré la mer immense et froide au réconfort suspect des mères étouffantes et crispées la dureté nette des pierres aux pères de ce pays si souvent cassés frileux sans ailes.   ( 1987)
Posté par Georges Mazou à 22:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]
09 octobre 2014

le cahier d'ébène

la vie c'est comme ça l'élan incertain enmêlé de bruits divers joueuse vulgaire qui s'en va chantonnant en oubliant le mal aux molaires, les soupes refroidies elle unit à grands gestes maladroits les bleus les gris retours départs les pas de deux , danses danses, la vie littérature les foules toujours emballées d'aller dieu sait oû nous aussi la vie tangage,rivages, la vie langage on a quatre sous dans le creux de la main on se doit de les jeter naïf étonné le Mexique c'est loin ça ne changerait rien .   (décembre... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 22:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 octobre 2014

le cahier d'ébène

à l l'enfant sur son chemin bleu il criait apprends donc à être seul et occupes toi de créer si tu veux te sauver.   ( 87)  
Posté par Georges Mazou à 12:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 octobre 2014

le cahier d'ébène

noirs charbons boulets partout sali les mains les ongles sur la tête plein la bouche jusque dans l'estomac   boulets gachis aux quatres coins de ma musique et ce putain de coeur organe tambour affolé mal.   (Tregastel 87 )
Posté par Georges Mazou à 00:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 octobre 2014

lecahier d'ébène

boire pas pressé dans la lumière enluminée  d'un soir soie de mer moire poussière scandée un été,joueur de mots, allure vitale.   (phare, août  89)
Posté par Georges Mazou à 23:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
04 octobre 2014

le cahier d'ébène

image   les territoires disloqués arbres couchés des vents enragés trous la lumière est oblique et sombre comme la terre humide alentour plus de traces des chemins effacés sous les souches déjà pourrissantes sous les gravats du temps bois blessés ou s'en repoussent fougères et grandes herbes.   (89 apès la tempête)
Posté par Georges Mazou à 11:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 octobre 2014

le cahier d'ébène

ecrire   des millions d'hommes ont écrit sur les murs je me sens de ceux là traces que nous ne sommes pas des singes l'humour les peines bleues la revendication libertaire et les saloperies toutes les saloperies   prendre tout en rouge et comptant les craies les cris gravés l'imaginaire salace et les coups de genie   j'y retrouverai mêlé, sûr Nemo,Homère et ce Monsieur Rimbaud.   ( Boileau 88)  
Posté par Georges Mazou à 12:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 octobre 2014

le bois d'ébène

ailleurs nulle part seul Campanile en Aquitaine lieu de modernité fonctionnel net sans surprise sans histoires ou effacées chaque matin sans lendemain là données immédiates et closes rien pour encombrer on s'éprouve libre et dérisoire présence du coté du minéral brute et nue.   ( Bordeaux 88)
Posté par Georges Mazou à 02:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]