22 octobre 2014

lec cahier d'ébène

les nuits de pailles ouvertes et sèches restent empoisonnées de noiresmoissons trublion à toujours toujours vouloir prendrel'air.   ( 1992).
Posté par Georges Mazou à 04:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 octobre 2014

j'ai relu

que sont mes amis devenus que j'avais de si près tenus et tant aimés ils ont été trop clairsemés je crois le vent les a ôtés l'amour est morte ce sont amis que vent me porte et il ventait devant ma porte les emporta   avec le temps qu'arbre défeuille quand il me reste en branche feuille qui n'aille à terre avec pauvreté qui m'atterre qui de partout me fait la guerre au temps d'hiver ne convient pas que vous raconte comment je me suis mis à honte en quelle manière   que sont mes amis devenus que j'avais... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 21:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 octobre 2014

le cahier d'ébène

et la nuit étalé sans dormir l'homme songe à ce qu'il a bien pu manquer pour n'avoir plus que des questions.   ( septembre 89)
Posté par Georges Mazou à 11:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]
20 octobre 2014

le cahier d'ébène

c'est dimanche gris comme seul le gris sous la pluie d'un avril les camélias rouges blancs brûlés il pisse au pied d'un arbre renfrogné malade tout à fait seul c'est à la gare de Pontivy se déchirer une fois encore.   (Paques 89)
Posté par Georges Mazou à 10:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 octobre 2014

le cahier d'ébène

vieille âme en peine ce fardeau marigot traîne bois d'ébène   on cimente vie démente pas vraiment rigolo   on pourrait résumer Jules est dans la comédie humaine Julot la marine regarde étonné et attend   accroché au mur un portrait de Baruch calme plein et souriant   ainsi d'une vie nouée comme noeud de galère.     ( 95 )
Posté par Georges Mazou à 18:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 octobre 2014

le cahier d'ébène

on est seul île battue de vents faut justifier de l'art même provincial même médiocre même sur les murs même bavard.   (septembre 89)
Posté par Georges Mazou à 04:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 octobre 2014

le cahier d'ébène

image   champs bandés immensement films plastics concentrent la lumière   colzas par taches bordent la route   un vieil homme endimanché se déhanchant pédale   du haut de la  colline les abres s'offrent au ciel bleu lavande.   (mai 91)
Posté par Georges Mazou à 10:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 octobre 2014

le cahier d'ébène

le champ de mars n'y passe plus guère souvenirs tout de même jamais pu l'effacer   de l'étude tout en haut on regardait la place espace urbain clos coincé  provincial entre arrêts des bus et commerces boutiquiers   au-dessus l'immensité des ciels de passages l'ailleurs par échappées indélébile signe d'alors de l'impossible.   ( 91)
Posté par Georges Mazou à 10:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 octobre 2014

le cahier d'ébène

ROME Cimetière protestant la tombe délaissée de Gramsci un foulard rouge noué sur une branche des chats collants dans les allées la porte close il faut tirer la cloche. ( avril  90 )    
Posté par Georges Mazou à 10:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 octobre 2014

le cahier d'ébène

songe   il parle comme Jean dans les prés quand il allait vers le lac il rêve encore comme les madones de plâtres en Italie il est ce chien battu qu'au fil des jours vieillit il se couche sans regarder les arbres lourd déjà des mauvaises heures pauvre laborieux qui a perdu sa musique trime comme le baudet d'Egypte aveugle en rond autour du puit poussière mouches tas de mouches sac d'avoine sèche pour que les enfants plus loin s'y désaltèrent dans l'ombre des cyprès.   ( 89)
Posté par Georges Mazou à 11:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]