14 mars 2016

les miettes

la Terrasse   elle avait quoi cinq ans peut-être six blondine aux yeux bleus elle s'était arrêtée là devant lui et le regardait comme seuls les enfants regardent franchement longuement lui devant sa bière croquant un biscuit réparateur elle avait le nez tout éraflé il se frotta le sien elle susurra qu'elle était tombée il lui offrit un autre biscuit elle sourit et partit en joyeuseté allègre et gourmande rejoindre les siens attablés un peu plus loin la vie est si simple parfois comme comptine.   (... [Lire la suite]
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08 mars 2016

les miettes

Pélérinage.   Les voix du passé qui nous hantent.(  Barbara )   le pennti bien-sûr est toujours là réaménagé au bord de de la petite route qui fût un chemin de la côte la lande qu'ils aimaient tant a laissé place alentour aux habitats de vacances ce n'est plus la pointe sauvage oû cacher tendresse au coin du feu le grand phare veille encore de ses pinceaux nocturnes de ses éclats de mer et dans la crique les pieux de bois noircis plantés profond dans la vase pour l'amarrage des barques somnolent par... [Lire la suite]
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25 février 2016

les miettes

Jeux   pleine lune veille sur le port corps-mort d'infortune   arbre figé sur fond gris pâle spectral nocturne silence le coeur limaille éveillé en balance   futon pierre couchée pierre de lune grand brouillon d'amertume.   ( Perros . Février )
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19 février 2016

j'ai relu

il y avait du nouveau. quelque chose était changé dans la conduite de la guerre . il n'y avait pas un mois que nous étions à Tilloloy, en train de nous refaire et de reconstituer le régiment après la saignée du printemps ( les états majors apppelaient ça curieusement " l'offensive du printemps" ), que les bruits les plus fantastiques se mirent à circuler et que tous les hommes se mirent à parler depermission . c'est ce loustic de Viel qui écrivait " ... il parait que le G.Q.G. fait circuler des trains derrière les lignes pour tromper... [Lire la suite]
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19 février 2016

les miettes

la nuit la pluie original non ? bon il pleut sur la vie qui s'est froquée de ses habits gris   le grand pin maritime au dessus de chez moi secoué par le vent on dirait qu'il sanglote   à moins à moins que cela ne soit que rire franc étonné d'être  là encore à veiller sur mes insomnies coutumières   la pluie en grappes raille le temps distendu de la nuit   au matin les ramiers sur les branches se toilettent en cadence il fait beau bleu il ne s'est rien passé.   (... [Lire la suite]
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12 février 2016

les miettes

songe   on voudrait entendre de la musique celtique lente profonde éternelle couvrir les trains de galets du mauvais temps retenir les lumières célestes de ses mains et cheminer paisible du côté de la vie du côté de la mer même hideuse même violente iode et canelle mêlées on voudrait on voudrait l'or les tournesoles de Vincent le printemps maintenant aujourd'hui pour ouvrir chemise au soleil de midi .   ( Perros . février )
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06 février 2016

les miettes

Février   sur la mer des restes de lumières de journées qui s'allongent   encore pourtant la grisaille uniforme usante sans prise crachineuse de ce temps   mais sur le chemin en venant primevères jonquilles et même quelques blancs arums sous les  senteurs de méditerranée d'un arbre mimosa pour indiquer en discrétion les lendemains qui chantent   il a oté son chapeau reconcilié il est rentré d'un pas allègre si simple la vie quand il en est ainsi ritournelle ritournelle.   (... [Lire la suite]
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28 janvier 2016

les miettes

quand on divague   chantonner sur le dos d'un âne grec en pétant plus haut que selle se perdre dans les oliviers d'une colline crêtoise en attendant le retour d'un bleu printemps que l'on aura mérité dans ce monde fou éclaté qui ne regarde plus la mer mais les dieux impossibles comme fausses bonnes sorties aux silences feraillés des autres pain noir huile olives du soleil croquer la vie croquer la vie chantonner encore chantonner encore l'horizon courbé de nos désirs.   ( Perros.janvier )
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25 janvier 2016

Les miettes

la belle au bois dormant   la perte parfois ébranle jusqu'à l'assise vous laissant en héritage la fébrilité coléreuse et l'inquiètude les nuits blanches ingérables sont là pour le mal digérer juqu'aux levés des aurores bonnes filles vous cueillant même aux hivers des lumières de la vie au prix assuré de lassitudes et comme on dit chez nous d'être tout à fait à l'ouest.   ( Perros janvier )
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22 janvier 2016

j'ai relu

ce jour là, j'ai bien cru tenir quelque chose et que ma vie s'en trouverait changée . mais rien de cette nature n'est définitivement acquis . comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. puis se retire , et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi , devant cette espèce d' insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui , paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr.   Nicolas Bouvier. l' usage du monde .
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