12 février 2016

les miettes

songe   on voudrait entendre de la musique celtique lente profonde éternelle couvrir les trains de galets du mauvais temps retenir les lumières célestes de ses mains et cheminer paisible du côté de la vie du côté de la mer même hideuse même violente iode et canelle mêlées on voudrait on voudrait l'or les tournesoles de Vincent le printemps maintenant aujourd'hui pour ouvrir chemise au soleil de midi .   ( Perros . février )
Posté par Georges Mazou à 21:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 février 2016

les miettes

Février   sur la mer des restes de lumières de journées qui s'allongent   encore pourtant la grisaille uniforme usante sans prise crachineuse de ce temps   mais sur le chemin en venant primevères jonquilles et même quelques blancs arums sous les  senteurs de méditerranée d'un arbre mimosa pour indiquer en discrétion les lendemains qui chantent   il a oté son chapeau reconcilié il est rentré d'un pas allègre si simple la vie quand il en est ainsi ritournelle ritournelle.   (... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 17:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 janvier 2016

les miettes

quand on divague   chantonner sur le dos d'un âne grec en pétant plus haut que selle se perdre dans les oliviers d'une colline crêtoise en attendant le retour d'un bleu printemps que l'on aura mérité dans ce monde fou éclaté qui ne regarde plus la mer mais les dieux impossibles comme fausses bonnes sorties aux silences feraillés des autres pain noir huile olives du soleil croquer la vie croquer la vie chantonner encore chantonner encore l'horizon courbé de nos désirs.   ( Perros.janvier )
Posté par Georges Mazou à 22:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 janvier 2016

Les miettes

la belle au bois dormant   la perte parfois ébranle jusqu'à l'assise vous laissant en héritage la fébrilité coléreuse et l'inquiètude les nuits blanches ingérables sont là pour le mal digérer juqu'aux levés des aurores bonnes filles vous cueillant même aux hivers des lumières de la vie au prix assuré de lassitudes et comme on dit chez nous d'être tout à fait à l'ouest.   ( Perros janvier )
Posté par Georges Mazou à 18:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 janvier 2016

j'ai relu

ce jour là, j'ai bien cru tenir quelque chose et que ma vie s'en trouverait changée . mais rien de cette nature n'est définitivement acquis . comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. puis se retire , et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi , devant cette espèce d' insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui , paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr.   Nicolas Bouvier. l' usage du monde .
Posté par Georges Mazou à 21:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]
08 janvier 2016

les miettes

Mona Lisa   Madame nous vous confions en innocence nos illusions bruyantes nos peurs lancinantes nos restes d'enfance c'est sans doute même chose   mais s'il vous en plaît encore offrez nous votre  bras votre main pour un instant coeur vaillant nous redresser retrouver la sécurité de l'espace d'un homme la certitude   nous connaissons si bien sans le dire ce demi-sourire en surplomb quand vous nous toisez l'air de rien nous connaissons si bien notre douce amertume à vous voir vous faner... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 16:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 janvier 2016

les miettes

de la pluie   de la pluie de celles qui grignotent le temps et rongent nos envies   on l'aime un peu pour la poétique mais bon sens frilosités et vieux os reprennent assez vite le dessus   elle s'épanche aux revers de nos vitres qu'on dirait des larmes de romantiques ou d'endeuillés   elle trouble la vue nous trempe laines et gilets et peut gifler de sa violence froide   mais ce qu'elle fait de mieux c'est de nous assommer de grisailles sans nuances au paradis de nos contrées . ... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 21:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 décembre 2015

les miettes

du mauvais temps   la nuit coup méchant de vent ça cogne ça siffle aux vitres du séjour le confort de la couette et la flemme insomniaque vous gardent en veille bienheureuse on ronronne sous abris en se retournant   mais n'y tenant plus comme l'enfant se glisser sur le balcon frigorifié respirer grandes goulées profondément   sur le port en-bas quelques maigres lumières semblent s'être recrocquevillées sous l'assaut continu point de pluies elles se réservent pour l'heure du boulanger et la... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 15:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 décembre 2015

les miettes

des soubassements   aux soubassements de nos vies l'âge venant en sourdine il ne reste peut-être que celà les amitiés qu'on ne saurait brader au marché du jeudi même sous la pluie   elles resistent à tout sans quel'on sache vraiment pourquoi racines contre vents et marées perdues renouées   on peut s'y retrouver en légèreté toujours pour peu qu'on y perdre point le Nord et nos valises mal fagotées au clapot du tous les jours   elles sont gravées aux granits de nos côtes pour ré sister... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 15:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 décembre 2015

j'ai relu

des deux entrées du café, elle empruntait toujours la plus étroite, celle qu' on appelait laporte de l'ombre. elle choisissait la même table au fond de la peite salle. les premiers temps, elle ne parlait à personne, puis elle a fait connaissance avec les habitués du Condé dont la plupart avaient notre âge, je dirais entre dix-neuf et vingt-cinq ans.elle s' asseyait parfois à leurs tables, mais, le plus souvent, elle était fidèle à sa place,tout au fond . elle ne venait pas à une heure régulière, vous la trouviez assise là très tôt le... [Lire la suite]
Posté par Georges Mazou à 21:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]