16 novembre 2015

les miettes

le jour d'après   les couleurs de l'ombre comme un Rembrandt que l'on devine au bout de l'insomnie   la douleur de vivre que l'on traîne sale besace malgré soi sur les chemins de l'automne   et l'on devine un soir derrière la vitre d'un séjour de guingois monter les grands vents d'ouest accompagnés comme de toujours de la plainte des galets là-bas au Lenn   on préssent le basculement vers l'hiver qui attendait son tour   dans l'effroi solitaire de ce temps vacillant on voudrait bien... [Lire la suite]
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13 novembre 2015

j'ai relu

j'ai relu     je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes et les ressacs et les courants:je sais le soir, l'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes, et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir ! j'ai vu le soleil bas,taché d'horreurs mystiques, illuminant de longs figements violets, pareils à des acteurs de drames très antiques les flots roulant au loin leurs frissons de volets !   Rimbaud. extrait du Bateau Ivre.
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12 novembre 2015

les miettes

blues   il y a longtemps que le coucou ne chante plus dans les pins de Landrellec reste biensûr la mer dans son éternité hautaine de déesse lunatique restent les lumières en dorures obliques vers le rocher du Corbeau celui- là aussi  sait y faire dans son granit têtu pour prendre tous les coups même le temps qui passe et sur la sente côtière désertée à cette heure du jour ne chemine qu'un vieux chien de voisinage qui n'attend plus le retour des rois mages.   ( Landrellec.novembre )
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05 novembre 2015

les miettes

quand ça recommence.   il avance en novembre comme en terres spongieuses grises de leurs maléfices il sait les cicatrices de ces horizons flous les mots mal recousus au gré de l'irrémédiable cet empoisonnement des possibles il voudrait en malice sauter à pied joint par dessus le fatras mais il n'y a plus d'enfance.   ( Perros . novembre )
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02 novembre 2015

les miettes

la toussaint   il songe quoiqu'on en dise du hauts de nos certitudes quoiqu'on en fasse aux coins de nos hésitations la vie n'est qu'un naufrage on y peut mais et c'est ainsi étau à l'estomac qu'au fil de l'eau on se découvre en amertume gardant par devers soi cet arrière goût mauvais de trahison   et c'est ainsi que la voix humaine ne s'entend plus que chantée que la beauté ne se révèle que de biais   et c'est ainsi que les beaux jours du printemps nous sont donnés encore comme paravents... [Lire la suite]
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26 octobre 2015

les miettes

les chansons de la mer ressemblent aux chansons de la mer continues incessantes amples et plissées comme  oeuvre baroque des allers des retours des élans en rouleaux éclatés c'est compliqué cette mélopée elles montent dans la puissance inaltérable des forts coëfficients elles brillent au soleil par mille morceaux s'engouffrant dans la passe étroite bordée de dunes   lui sur son banc de pierre ronronne il fait si beau il voudrait s'y fondre dans la légèreté de ce dimanche lumineux d'octobre.   (... [Lire la suite]
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17 octobre 2015

les miettes

le temps     octobre file presqu' en douce  pipeau sous le bras par l'omnibus coloré de l'Ouest   et l'on attend un peu frileux le onze venu de l'Est enrobé de fumées sombres sans panache dans l'âcre odeur de ses charbons brûlés   au fond sur ce quai un peu désert d'une gare de second ordre rien ne change dans les limbes  de l'amertume   les voies luisantes sous le clair obscur d'une fin de journée disparaissent plus loin sans promesses dans un coude avant le pont   ... [Lire la suite]
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09 octobre 2015

j'ai relu

le garçon blond descendit les derniers rochers et se dirigea vers la lagune en regardant oû il posait les pieds . il tenait à la main son tricot de collège qui traînait par terre ; sa chemise grise adhérait à sa peau etses cheveux lui collaient au front . autour de lui ,la profonde déchirure de la jungle formait comme un bain de vapeur . ils'agrippaitpéniblement aux lianes et aux troncs brisés,quand un oiseau,éclair rouge et jaune , jaillit vers le ciel avec un cri funèbre ; aussitôt , un autre cri lui fit écho: - hé ! attends une... [Lire la suite]
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06 octobre 2015

les miettes

la Pavane de ses lentes ondulations chantées recouvre le coup de suroit la vitre brouillée de pluies fouettées les grisailles du dehors dont il n'y a rien à espérer tout semble figer pour mieux se laisser prendre merci Monsieur Gabriel.   ( perros . octobre)
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05 octobre 2015

les miettes

prendre la vie au jeu des mots pourquoi ? pas de réponse ça vient de loin ça l'a construit une manière de continuité perlée comme une voix dans une mélopée.   (Perros. octobre)
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