02 novembre 2015

les miettes

la toussaint   il songe quoiqu'on en dise du hauts de nos certitudes quoiqu'on en fasse aux coins de nos hésitations la vie n'est qu'un naufrage on y peut mais et c'est ainsi étau à l'estomac qu'au fil de l'eau on se découvre en amertume gardant par devers soi cet arrière goût mauvais de trahison   et c'est ainsi que la voix humaine ne s'entend plus que chantée que la beauté ne se révèle que de biais   et c'est ainsi que les beaux jours du printemps nous sont donnés encore comme paravents... [Lire la suite]
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26 octobre 2015

les miettes

les chansons de la mer ressemblent aux chansons de la mer continues incessantes amples et plissées comme  oeuvre baroque des allers des retours des élans en rouleaux éclatés c'est compliqué cette mélopée elles montent dans la puissance inaltérable des forts coëfficients elles brillent au soleil par mille morceaux s'engouffrant dans la passe étroite bordée de dunes   lui sur son banc de pierre ronronne il fait si beau il voudrait s'y fondre dans la légèreté de ce dimanche lumineux d'octobre.   (... [Lire la suite]
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17 octobre 2015

les miettes

le temps     octobre file presqu' en douce  pipeau sous le bras par l'omnibus coloré de l'Ouest   et l'on attend un peu frileux le onze venu de l'Est enrobé de fumées sombres sans panache dans l'âcre odeur de ses charbons brûlés   au fond sur ce quai un peu désert d'une gare de second ordre rien ne change dans les limbes  de l'amertume   les voies luisantes sous le clair obscur d'une fin de journée disparaissent plus loin sans promesses dans un coude avant le pont   ... [Lire la suite]
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09 octobre 2015

j'ai relu

le garçon blond descendit les derniers rochers et se dirigea vers la lagune en regardant oû il posait les pieds . il tenait à la main son tricot de collège qui traînait par terre ; sa chemise grise adhérait à sa peau etses cheveux lui collaient au front . autour de lui ,la profonde déchirure de la jungle formait comme un bain de vapeur . ils'agrippaitpéniblement aux lianes et aux troncs brisés,quand un oiseau,éclair rouge et jaune , jaillit vers le ciel avec un cri funèbre ; aussitôt , un autre cri lui fit écho: - hé ! attends une... [Lire la suite]
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06 octobre 2015

les miettes

la Pavane de ses lentes ondulations chantées recouvre le coup de suroit la vitre brouillée de pluies fouettées les grisailles du dehors dont il n'y a rien à espérer tout semble figer pour mieux se laisser prendre merci Monsieur Gabriel.   ( perros . octobre)
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05 octobre 2015

les miettes

prendre la vie au jeu des mots pourquoi ? pas de réponse ça vient de loin ça l'a construit une manière de continuité perlée comme une voix dans une mélopée.   (Perros. octobre)
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01 octobre 2015

les miettes

il a beau marcher sur la pointe des pieds et ralentir le pas il est bien là haut-de-forme redingote et gants blancs sourire narquois en coin le teint bronzé d'ambre octobre se chante derrière les pins du bord de mer en sourdine il en appelle aux courants d'air aux mains froides matinales à l'essouflement des journées et l'on dirait que la lumière se courbe à son approche comme fidèles en procession ça sent déjà les pluies venues d'ailleurs sous les bois jolis et dans les maisons qui s'allument on parle un peu... [Lire la suite]
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30 septembre 2015

les miettes

lui vient parfois l'ambre pensée d'automne qu'il va se reveiller que tout ça va finir ce si long chemin de gros galets   il va retrouver les marches la maison vers le haut près du vieux lycée la chambre claire sa vue dégagée sur le jardin en pente   peut-être qu'il a seulement mal dormi   un si beau matin de septembre pourtant ensoleillé et net devant la mer agitée des grandes volées un banc pour un instant   mais les yeux brouillés de larmes mal retenues ce mal de vivre suffocant... [Lire la suite]
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28 septembre 2015

les miettes

il est resté  longtemps sur le balcon dans la fraîcheur de la nuit argentée regardant la lune se grimer lentement dans le miroir invisible de Râ   fasciné spectacle d'ailleurs glacé étrange lumineux en sourdine que nulle image efficace ne pourra rendre jamais   si petit le bonhomme son amertume ses regrets la flammèche vacillante de l'énergie de l'intelligence.   ( Perros. 28 septembre).
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26 septembre 2015

j'ai relu

cette nuit-là , d'étranges incidents survinrent dans le petit port à bois de Quemchi . habitués aux fureurs des grandes dépressions atmosphériques du sud-ouest , les gens ne s'inquitèrent pas de la tempête qui s'était déchaînée en milieu d'après-midi . toutefois,un canot à voiles qui doublait le petit promontoire de Pinkén futretourné par une violente rafale . son seul hommed'équipage, un modeste père de famille en quête de bois, parvint à se hisser sur la quille et ,juché dessus comme sur le dos d'un cétacé,il s'y agrippa... [Lire la suite]
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