05 octobre 2015

les miettes

prendre la vie au jeu des mots pourquoi ? pas de réponse ça vient de loin ça l'a construit une manière de continuité perlée comme une voix dans une mélopée.   (Perros. octobre)
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01 octobre 2015

les miettes

il a beau marcher sur la pointe des pieds et ralentir le pas il est bien là haut-de-forme redingote et gants blancs sourire narquois en coin le teint bronzé d'ambre octobre se chante derrière les pins du bord de mer en sourdine il en appelle aux courants d'air aux mains froides matinales à l'essouflement des journées et l'on dirait que la lumière se courbe à son approche comme fidèles en procession ça sent déjà les pluies venues d'ailleurs sous les bois jolis et dans les maisons qui s'allument on parle un peu... [Lire la suite]
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30 septembre 2015

les miettes

lui vient parfois l'ambre pensée d'automne qu'il va se reveiller que tout ça va finir ce si long chemin de gros galets   il va retrouver les marches la maison vers le haut près du vieux lycée la chambre claire sa vue dégagée sur le jardin en pente   peut-être qu'il a seulement mal dormi   un si beau matin de septembre pourtant ensoleillé et net devant la mer agitée des grandes volées un banc pour un instant   mais les yeux brouillés de larmes mal retenues ce mal de vivre suffocant... [Lire la suite]
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28 septembre 2015

les miettes

il est resté  longtemps sur le balcon dans la fraîcheur de la nuit argentée regardant la lune se grimer lentement dans le miroir invisible de Râ   fasciné spectacle d'ailleurs glacé étrange lumineux en sourdine que nulle image efficace ne pourra rendre jamais   si petit le bonhomme son amertume ses regrets la flammèche vacillante de l'énergie de l'intelligence.   ( Perros. 28 septembre).
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26 septembre 2015

j'ai relu

cette nuit-là , d'étranges incidents survinrent dans le petit port à bois de Quemchi . habitués aux fureurs des grandes dépressions atmosphériques du sud-ouest , les gens ne s'inquitèrent pas de la tempête qui s'était déchaînée en milieu d'après-midi . toutefois,un canot à voiles qui doublait le petit promontoire de Pinkén futretourné par une violente rafale . son seul hommed'équipage, un modeste père de famille en quête de bois, parvint à se hisser sur la quille et ,juché dessus comme sur le dos d'un cétacé,il s'y agrippa... [Lire la suite]
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22 septembre 2015

les miettes

sur le flanc la nuit l'oeil ouvert le vent dehors dans les arbres annonciateur d'automne allumer reprendre la lecture tribut de noctambule la pluie dehors balafre l'obscurité.   ( Perros.septembre) septembre )
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21 septembre 2015

j'ai relu

le bouquet   que faites-vous là petite fille avec ces fleurs fraîchement coupées que faites-vous là jeune fille avec ces fleurs ces fleurs sèchées que faites-vous là jolie femme avecces fleurs qui se fanent que faites-vous là vieille femme avec ces fleurs qui meurent   j'attends le vainqueur.   Jacques Prévert. Paroles.
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20 septembre 2015

les miettes

september road blues   il pleut rafales rageuses gorgeant tout de traine tropicale  calme étrangement nul bruit de voisinage ni télévision ni pas feutrés dans les couloirs il entend vaguement la circulation routière derrière le rideau d'arbres atténuée par la nuit hotel modeste d'une chaine quelconque sur zone commerciale éloignée d'un centre ville banlieusard logiques contemporaines petite chambre fonctionnelle sans plus sans âme il va de soi pianote agacé son portable à la recherche de... [Lire la suite]
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16 septembre 2015

les miettes

trestraou   il longeait le bord de l'eau dans le calme d'un après midi méditant ou songeur on ne sait mains dans le dos un peu courbé par la fatigue de ses nuits blanches   la femme blonde remontait la plage vers l'estacade sac en bandoulière sur lequel elle avait glissé son coupe-vent rouge vif elle en captait toute la lumière du lieu elle lui tournait le dos comme ostensiblement   il la regarda longtemps fixé sur l'image certaine fragile évanescente se demandant bien pourquoi   puis... [Lire la suite]
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15 septembre 2015

j'ai relu

le chauffeur de l'étoile de la Pampa écarquilla les yeux en apercevant la silhouette du cavalier sur le bord de la route. cela faisait cinq heures qu'il roulait,les yeux rivés sur la piste toute droite et sans autre distraction que quelques nandous qu'il faisait fuir en donnant des coups de klaxons stridents . devant lui, la route. à gauche la pampa couvertes d'herbes dures .à droite,la mer franchissant, dans un murmure de haine incessant, le détroit de Magellan. rien d'autre . le cavalier était à quelque deux cents mètres et montait... [Lire la suite]
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