22 septembre 2015

les miettes

sur le flanc la nuit l'oeil ouvert le vent dehors dans les arbres annonciateur d'automne allumer reprendre la lecture tribut de noctambule la pluie dehors balafre l'obscurité.   ( Perros.septembre) septembre )
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21 septembre 2015

j'ai relu

le bouquet   que faites-vous là petite fille avec ces fleurs fraîchement coupées que faites-vous là jeune fille avec ces fleurs ces fleurs sèchées que faites-vous là jolie femme avecces fleurs qui se fanent que faites-vous là vieille femme avec ces fleurs qui meurent   j'attends le vainqueur.   Jacques Prévert. Paroles.
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20 septembre 2015

les miettes

september road blues   il pleut rafales rageuses gorgeant tout de traine tropicale  calme étrangement nul bruit de voisinage ni télévision ni pas feutrés dans les couloirs il entend vaguement la circulation routière derrière le rideau d'arbres atténuée par la nuit hotel modeste d'une chaine quelconque sur zone commerciale éloignée d'un centre ville banlieusard logiques contemporaines petite chambre fonctionnelle sans plus sans âme il va de soi pianote agacé son portable à la recherche de... [Lire la suite]
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16 septembre 2015

les miettes

trestraou   il longeait le bord de l'eau dans le calme d'un après midi méditant ou songeur on ne sait mains dans le dos un peu courbé par la fatigue de ses nuits blanches   la femme blonde remontait la plage vers l'estacade sac en bandoulière sur lequel elle avait glissé son coupe-vent rouge vif elle en captait toute la lumière du lieu elle lui tournait le dos comme ostensiblement   il la regarda longtemps fixé sur l'image certaine fragile évanescente se demandant bien pourquoi   puis... [Lire la suite]
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15 septembre 2015

j'ai relu

le chauffeur de l'étoile de la Pampa écarquilla les yeux en apercevant la silhouette du cavalier sur le bord de la route. cela faisait cinq heures qu'il roulait,les yeux rivés sur la piste toute droite et sans autre distraction que quelques nandous qu'il faisait fuir en donnant des coups de klaxons stridents . devant lui, la route. à gauche la pampa couvertes d'herbes dures .à droite,la mer franchissant, dans un murmure de haine incessant, le détroit de Magellan. rien d'autre . le cavalier était à quelque deux cents mètres et montait... [Lire la suite]
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12 septembre 2015

les miettes

dans l'ombre de la solitude les mots résonnent trébuchent sonnent faux hurlent on s'y brûle on voudrait tant une cantate mais voilà on reste suspendu dans les courants d'air le temps toujours nous ronge de partout.   ( Perros . septembre )
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10 septembre 2015

les miettes

ce qui nous reste de bonheur à partager ancré sur la pierre chenue de nos âges et nous retenir de vaciller plus encore c'est cela aujourd'hui l'affaire de nos espaces ce qui nous reste de beauté auxrecoins de musiques lentes de légèreté de la mer revenue toute parée de bleu aux rivages tourmentés d'armorique.   ( Perros. Mai 2015 )
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08 septembre 2015

les miettes

plus on avance en âge moins deux et deux font quatre patatras certitudes illusions verbes hauts faut tout revoir du bout des doigts en hésitant oui ça fait mal   mais  quel bonheur  parfois d'y trouver comme sur les dalles de nos chapelles la lumière étalée de couleurs la subtilité des signes l'intelligence humaine au creux de ses secrets l'épure des lignes à main levée la fenêtre ouverte sur la mer un regard complice sans équivoque un élan dans la rosée d'un matin frais .   ( Perros .... [Lire la suite]
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07 septembre 2015

j'ai relu

je ne sais pas trop par oû commencer . c'est bien difficile . il y a tout ce temps parti, que les mots ne reprendont jamais, et les visages aussi,les sourires,les plaies. mais il faut tout de même que j'essaie de dire .de dire ce qui depuis vingt ans me travaille le coeur . les remords et les grandes questions. il faut que j'ouvre au couteau le mystère comme un ventre,et que j'y plonge à pleines mains , même si rien ne changera rien à rien.   Philippe Claudel .les âmes grises.
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06 septembre 2015

les miettes

en contre bas bas des dunes le vent chaleureux dans les roseaux comme un chant de soie froissée dont on ne peut se lasser vous redore un dimanche vous dit ce que que vous voulez entendre l'ici le maintenant l'ailleurs aussi pour toujours toujours garder la lumière.   ( le Royau. septembre )
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