14 octobre 2016

les miettes

Le fleuve     Dans l'ombre rubis d'un chinon de brasserie les conversations ronronnantes alentours ici les gens se tiennent encore discrétion de province ça forme un halo autour de son puit de silence comme un rapport exact d'être au monde on devrait arrêter les choses dans ces moments là dansla chaleur humaine évanescente au bord d'un fleuve millénaire tout au bord de l'automne qui ne promet jamais rien.   ( Chinon. octobre. )
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19 septembre 2016

lesmiettes

le vent de septembre.   La rue pavée déserte jusqu'au vieil escalier luisant des pluies de la nuit seul le vent de septembre   il accompagne  soudainement ta voix revenue enchantement blessure n'ai rien perdu de nos chants d'allégresse les porte en moi soubassements nécessaires sous les herbes folles du jour   tu es partie depuis vieillir tant bien que mal penser mortels  vaille que vaille aussi les réconforts elliptiques de quelques autres   chercher à tout prix présent unique ... [Lire la suite]
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09 septembre 2016

les miettes

Le temps des saltimbanques   aux saltimbanques du jour guêtant l'ondée comme lait sur le feu tout en sourires de leurs équilibres précaires vers la foule passante et quelques enfants fébriles ébahis impatients du geste suivant celui qui interroge sous le ciel incertain de noroit   il est vraî qu'en ce pays on échange volontier du bleu aux allures de crétois aux études assurées des gris de Groix   les saltimbanques ne sont inquièts que du bout du chemin ou brillent pièces d'or musiques triomphales... [Lire la suite]
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02 septembre 2016

les miettes

les courants d'air de Brest on a beau les connaitre garçons de mauvaises vies ils vous débusquent aux coins des murs aux horizons masqués   vers les quais on dessine et l'on peint sur les frîches abandonnées pour un peu de lumières et de gestes libérés   mais il s'en faut aux mals du dos et l'on baisse têtes et nuques en songeant engourdis aux fêtes de l'été     c'est ainsi la vie aussi qui vous tombe dessus au bas de Recouvrance soupe épaisse indigeste   quand passent nos savoirs... [Lire la suite]
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28 août 2016

les miettes

le salût   la mer jeune fille endimanchée  plate et lisse grand calme sous le soleil un bouquet multicolore de roses éparpillées accompagne la traînée grise des cendres voilà ils virent maintenant sous la balise une si belle matinée d'un été.   ( Lomener . 24 août. 2016).
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17 août 2016

hosto-blues

Estivales de juillet l'emprise des demi-teintes aux gestuelles incertaines marigo continu aux couleurs pâles d'un hosto s'échapper comme on peut du coté de la mer interrompue morne défaite ainsi la vie se perd par morceaux   attendre mais quoi au juste du goutte à goutte suffocant d'indignité on s'aliène étalé on appelle ça le sens obligé du devoir on en voudrait pouvoir en rire   les nuits de ce temps les personnages de la vie remontent beau bazar prégnant encombré de culpablités d'incertitudes ... [Lire la suite]
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19 mai 2016

les miettes

la lecture de Dante.   il en faudrait de presque rien devant la grève peut-être pour l'immonde de son silence l'inépuisable aux décors de vacances rejoindre les champs de l'indien sous quelques nuages blancs lessives de passage   deux coups de brasses la gueule ouverte poissson trop nourri   crâne en bataille épuisé d'en compter les failles   d'un monde mal habillé cahotant et lourd de la lourdeur des camions matinaux qui s'en vont donner subsistances en quelques affaires des cités   ... [Lire la suite]
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09 mai 2016

les miettes

Table. ( 3 )   reflets des cuivres d'une clique burlesque pour un moment le centre du monde clos chaleureux rassurant est-il vrai que diable tient la cuillère en bois ? ls voix enjouées montent autour des verres qui scandent en douce la cadence comme si fête et rituels valaient pour paradis de l'enfance éclats de rires bons mots anecdotes perlées insignifiances bavardes ça brille d'humanité composite tendue vers de la légèreté même si les gestes sont à la traîne gourmands un rien démonstratifs on se croit... [Lire la suite]
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18 avril 2016

les miettes

ici les mots perdent de leur densité peut-être aussi en même temps de leur efficacité on dirait un temps ravi inqualifiable tout est marqué presque figé bleu pâle aux premières beautés d'avril.   ( Lorient )
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18 avril 2016

j'ai relu

à l'esprit en mal de notions qui s'est d'abord nourri de telles apparences,à propos de la pierre, la nature apparaîtra enfin,sous un jour peut-être trop simple, comme une montre dont le principe est fait de roues qui tournent à de très inégales vitesses,quoiqu'elles soient agies par un unique moteur. les végétaux, les animaux, les vapeurs et les liquides, à mourir et à renaître tournent d'une façon plus ou moins rapide. lagrande roue de la pierre nous paraît pratiquement immobile, et même théoriquement, nous ne pouvons concevoir... [Lire la suite]
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