la traversée du désert .

 

Le voyageur s'est arrêté à Douz

encre sèchée plume disparue

en ce lieu cloturé

sans imaginaire

sans possible

sans ligne mélodique

rien

 

vieux chameau boiteux

machonne son herbe pauvre

des problèmes de soif

à n'en plus finir

ça tourne même pas en rond

poussières poussières

 

derrière la haute dune

rien

de l'horizon bouché grisâtre

balayé mollement de vent chaud

imposant ses sables volatiles insondables

mauvaise saison

comme le temps

suspendu

 

tenter de se concentrer

de se concentrer au bout du souffle

au titre d'une île .

 

( Perros 6 / 02 .)

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