le vent de septembre.

 

La rue pavée déserte

jusqu'au vieil escalier luisant des pluies de la nuit

seul le vent de septembre

 

il accompagne  soudainement

ta voix

revenue

enchantement

blessure

n'ai rien perdu

de nos chants d'allégresse

les porte en moi

soubassements nécessaires

sous les herbes folles du jour

 

tu es partie

depuis

vieillir

tant bien que mal

penser mortels 

vaille que vaille

aussi

les réconforts elliptiques de quelques autres

 

chercher à tout prix

présent unique

les lumières de ce monde

 

puis

ta voix s'éteint

dans la rampe

ce lourd silence sifflant

en appeler à Denez.

 

( Morlaix. septembre .)

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